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Quelques lectures ....
La valeur de l’infanterie en 1805 (Source : Général Pierre Bertin - Le fantassin de France - Editions du ministère de la Défense 1976) “En 1805, l’infanterie est instruite et aguerrie. Dans chaque régiment une trentaine d’hommes et de sous-officiers ont servi sous l’ancien régime. Presque tous les officiers et sous-officiers ainsi que 43 % des hommes ont fait campagne : 25 % ont plus de dix ans de service et 25 % plus de cinq ans. Le reste a été incorporé depuis 1801. L’âge moyen est de 32 ans pour les sous-lieutenants, de 37 ans pour les lieutenants, de 39 ans pour les capitaines, de 40 ans pour les chefs de bataillon et d’un peu moins de 39 ans pour les colonels. beaucoup de ces officiers ont servi avec des grades divers dans l’armée royale mais ceux qui n’avaient ni instruction ni “capacité pour en acquérir” végètent sans espoir en bas de l’échelle. La jeunesse des cadres supérieurs assure à l’infanterie un commandement ardent, énergique et lucide. Quant à la maturité des cadres subalternes avec l’expérience qui en découle, elle n’offre que des avantages , mais pour l’avenir elle pose un problème dont la gravité n’a pas échappé à Bonaparte...”
Ordre général du Maréchal Moncey (Source : Mémorial de la Gendarmerie - Livre d’Or années 1791 à 1912) Paris, le 25 février 1806 “Gendarmes, “Après la glorieuse campagne qui à jamais illustrera le siècle de Napoléon le Grand, vous allez revoir ceux de vos camarades que des circonstances avaient fait appeler aux armées ou réunir sur différents points pour des services extraordinaires. “J’ai remarqué avec une vive satisfaction que ces déplacements, loin d’occasionner aucun vide dans le service, n’ont fait qu’accroître votre zèle, et que partout, au dehors ou dans l’intérieur, le corps entier de la Gendarmerie s’est constamment et généralement distingué par son dévouement et sa bonne conduire. Je me plais à rassembler ici les témoignages qu’il a eu l’honneur d’obtenir. “M. le Maréchal Bernadotte, qui avait déjà remarqué le zèle actif et intelligent du capitaine de gendarmerie VAILLANT, commandant la force publique de l’armée d’Hanovre, a distingué encore d’avantage la conduite de cet officier à Austerlitz. Il n’a pas quitté M. le Maréchal pendant toute la journée du 11 frimaire. Il a eu l’honneur de partager les fatigues et les dangers avec les officiers de l’état-major. Il a été plu-sieurs fois porteur des ordres de M. le Maréchal sur le champ de bataille. Son Excellence, en transmettant au Ministre de la guerre les noms des militaires de la Gendarmerie Impériale qui se sont signalés à Austerlitz, à la suite du premier corps de la Grande Armée, les a recommandés à la bienveillance du Ministre, en ajoutant à son rapport qu’elle doit à la justice de dire qu’elle a été très satisfaite de tout le détachement de gendarmerie sous ses ordres ; que tous les gendarmes joignent une bravoure éprouvée à une excellente conduite, et que le capitaine VAILLANT est un des officiers les plus dignes, sous tous les rapports, des bontés de Sa Majesté. “Le brigadier PARISET; les gendarmes BOURIOTTE, VIARD, PRISSET et DROUAIRE ont eu l’heureuse occasion de se faire plus particulièrement remarquer. PARISET, VIARD et PRISSET ont contribué par leur courage à la prise de deux pièces de canon ; DROUAIRE a chargé avec beaucoup d’intrépidité ; BOURIOTTE, ayant eu son cheval blessé, s’est élancé sur celui d’un cosaque qu’il a culbuté. “M. le Maréchal Davoust a fait également l’éloge de la Gendarmerie sous ses ordres à la bataille d’Austerlitz. Il a demandé la grade de chef d’escadron pour le capitaine SAUNIER, commandant le détachement près le troisième corps de la Grande Armée. Cet officier, depuis longtemps proposé pour ce grade, en a été définitivement pourvu par décret de Sa Majesté du 7 janvier. “Le maréchal des logis ARNOUD et le gendarme FRESCH, du même détachement, ont été désignés pour la décoration de la Légion d’honneur, après la bataille d’Austerlitz. FRESCH avait eu l’épaule fracassée par un biscayen. “M. le Maréchal Lannes a attesté que le lieutenant de gendarmerie CARAN et les gendarmes composant le détachement du cinquième corps d’armée se sont donduits avec distinction sur le champ de bataille et ont d’ailleurs servi avec beaucoup de zèle et d’exactitude. “Le colonel LAUER, commandant la force publique des différents corps d’armée, a demandé de l’avancement pour le brigadier DARMING et le gendarme CARETTE, qui ont déployé de l’ardeur et de l’intelligence dans leur service et ont fait preuve d’une conduite exemplaire. “Les gendarmes de la force publique de l’armée d’Hanovre faisant partie de la garnison d’Hamelt, se sont aussi montrés d’une manière distinguée. Le 17 frimaire (8 décembre), soixante cosaques au moins chargèrent un brigadier et quatre gendarmes. Ceux-ci firent une vigoureuse résistance et contribuèrent à repousser les assillants, qui se sont retirés avec pertes de plsuieurs morts. Le brigadier GENIN et le gendarme DERICOUART furent percés de plusieurs coups de lancent et restèrent sur place. Un troisième gendarme, DISPAS, a été blessé. “A l’égard de l’armée du Nord, MM. les généraux de division BROUSSIER, chef d’état-major, et LAGRANGE, inspecteur général de Gendarmerie, commandant la première division de cette armée, en annonçant le retour à leur résidence des officiers, sous-officiers etgendarmes qui avaient été désignés pour le service de la force publique, pour celui des communications et pour se battre en ligne, rendent le témoignage le plus satisfaisant du zèle et du service actif de cette troupe, formant un régiment que commandait le chef de légion OULIE. “Son Altesse Impériale, le prince Louis, général en chef, a bien voulu donner aussi des marques de son sontentement aux officers et gendarmes qui ont eu l’honneur de faire un service plus rapproché de ce prince. Le premier inspecteur général, Le Maréchal MONCEY
Austerlitz 2005 : le bicentenaire
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